samedi 10 octobre 2015

LA POLITIQUE EMPÊCHE LE NEPAL DE SE RELEVER

Alors que le Népal commençait à se relever après les deux terribles seismes du printemps, il est maintenant éttoufé par une crise politique qui engendre une pénurie de carburant. Voici un article pris sur internet. Il revèle les nouvelles difficultées subies par ce peuple.


NÉPAL: CINQ MOIS APRÈS LE SÉISME, LE PAYS ENGLUE DANS UNE CRISE DE FUEL
Il faut parfois faire une journée et demie de queue devant les neuf stations-service ouvertes de la capitale pour obtenir un bidon d’essence de 10 litres. Les files de voitures, camions et bus à l’arrêt s’étirent sur des centaines de mètres le long des trottoirs de Katmandou (Népal) en attendant un hypothétique ravitaillement. Depuis quatorze jours, les Népalais vivent sur leurs réserves de fuel. Les camions-citernes ne passent qu’au compte-gouttes à la frontière avec l’Inde. Seuls une trentaine par jour seulement, alors qu’il en faudrait entre 300 et 350 pour un fonctionnement normal du pays
Depuis le début de la crise, il y a deux semaines, le gouvernement népalais rejette la faute sur l’Inde qu’il accuse d’entretenir et de favoriser en sous-main la révolte des Madhesis en refusant d'exporter son fuel.
« On ne peut plus acheminer nos bétonneuses pour reconstruire les écoles détruites par le séisme. On avait déjà pris beaucoup de retard à cause de la mousson », regrette un cadre d’une entreprise britannique chargée de rebâtir les établissements publics écroulés à la suite du terrible tremblement de terre d’avril et mai dernier.
Des corridors humanitaires
Face au spectre de l’enlisement du pays dans une nouvelle crise, les ONG alertent sur les conséquences humanitaires liées à la pénurie d’essence. « La crise du fuel a déjà un impact néfaste sur la nourriture et les besoins primaires », alarme l'association internationale des ONG népalaises (AIN). Elle réclame d'ailleurs l’ouverture de corridors humanitaires et l’acheminement d’essence par voie aérienne.
« On ne peut plus assurer le suivi des patients. On a pu louer des voitures avec essence. Mais on ne peut plus continuer. La crise du fuel est en train de se transformer en crise humanitaire », explique Sarah Blin, directrice d’Handicap International au Népal.
L’ONG dispense des séances de kinésithérapie aux populations les plus reculées, victimes du tremblement de terre. Il lui est désormais impossible d'assurer cette mission. Autre conséquence, plus inquiétante encore, le programme alimentaire mondial (PAM) accuse déjà un retard de 15 % sur la nourriture censée être distribuée.

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